Dr Daniel Nérisson Dr Daniel Nérisson
L’hospitalisation en France

L’hospitalisation en France

Les chiffres en 2017

En chirurgie et médecine 10,3 millions de patients ont été hospitalisés en 2017 :

  • 8,8 millions d’adultes de 18-79 ans soit 18% population
  • 1,5 millions d’adultes de +80 ans soit 40% population

Répartis en dans les 2000 établissements de France en :

  • ⅓ en hôpital public
  • ⅓ en clinique privées commerciales
  • ⅓ en établissement privés d’intérêt collectif

https://www.rolandberger.com/fr/Publications/Panorama-de-l’hospitalisation-en-France.html

https://www.atih.sante.fr/chiffres-cles-de-l-hospitalisation

Les deux secteurs hospitaliers : public et privé

Souvent mis en concurrence, ils sont aussi complémentaires.

L’hôpital public

Le financement se fait par dotation ministérielle en fonction de l’activité de l’année précédente. Le Directeur de l’établissement rend compte au Conseil d’administration dont de président est de droit le Maire de la Commune sur laquelle est implanté l’établissement.

Il a une vocation à dispenser des soins et présentent certaines caractéristiques :

  • Ils ont en général le monopole de la formation des futurs médecins (surtout au Centre hospitalo-Universitaire ou CHU).
  • Ils peuvent être les seuls à réaliser des actes nécessitant des plateaux techniques spéciaux et onéreux (greffes, physique nucléaire, etc…).
  • Les médecins y exerçant sont fonctionnaires donc salariés mais peuvent dans certains cas avoir une activité supplémentaires qu’ils exercent en tant que libéraux authentiques avec souvent un choix pour le mode « honoraires libres », il est donc inexact d’affirmer que les chirurgiens hospitaliers ne pratiquent pas de dépassements d’honoraires.
  • Les actes réalisés représentent en général l’éventail total de ce qui se fait en matière chirurgicale par exemple. Certains actes très coûteux (greffes, traitement de certains cancer, SIDA, réanimation…) ne peuvent être réalisé qu’à l’hôpital public et surtout en CHU.
  • La taille de ces établissements et le nombre parfois impressionnant d’intervenants médicaux ou para médicaux ont tendance à créer une certaine déshumanisation très mal ressentie en général par la personne souffrante…

Les établissement privés (cliniques)

Il y en a de 2 types, pour des raisons, en général, historiques.

1. Les établissements privés non lucratifs

Souvent apparus au cours du XIXe siècle comme maison de charité, propriété de congrégations religieuses, abritant démunis et malades. Les soins prodigués, d’abords sommaires, ont suivis l’évolution médicale par la suite pour aboutir à des prestations identiques à celles de l’hôpital public mais sur un éventail de gestes plus restreint. D’autres établissement ont suivis la même évolution mais sans appartenir à des congrégations. L’état d’esprit a toujours été « humaniste », et est censé le rester, faisant passer le soin avant la préoccupation financière… Les profits sont ré-investis dans l’établissement.

2. Les établissement privés à buts lucratifs

Ce sont des entreprises qui dispensent/vendent des soins. Les dividendes sont versés aux actionnaires.
Ces deux types d’établissement sont conventionnés, permettant une prise en charge des soins par la SS et les organismes complémentaires.

Ils sont caractérisés par :

  • Une taille plus « humaine » en général plus aptes à prodiguer des soins plus personnalisés et plus confortables ;
  • Un accès à des médecins souvent très expérimentés mais qui sont tous passés par l’étape hospitalière publique obligatoire ;
  • Un éventail de soins souvent plus restreint, certains actes n’étant pas pratiqués pour diverses raisons.

A noter que l’activité de recherche n’est absolument pas réservée à l’hôpital public et que de nombreux travaux scientifiques sont réalisés par le milieu privé libéral qui dispose souvent en raison d’activités très importantes de grandes séries de patients pouvant faire l’objet d’études valables.

Deux modes d'hospitalisation en chirurgie : court séjour et ambulatoire

L’hospitalisation ambulatoire

Le patient est censé regagner son domicile après une hospitalisation n’excédant pas 12h. Sa réglementation est très précise.

Ses avantages habituellement retenus sont les suivants :

  • Taux de satisfaction élevé des patients et des soignants ;
  • Réduction des infections dites nosocomiales et des phlébites ;
  • Gain d’efficacité dans l’organisation des services de chirurgie ;
  • Moindre coût pour l’assurance maladie.

Ces affirmations qui sont toutes issues d’études statistiques plus ou moins ciblées doivent à notre sens être nuancées. Elles ont été, il est vrai, formulées pour l’ensemble de la pratique chirurgicale, toutes spécialités confondues.

Le court séjour

L’admission se fait la veille de l’intervention ou le matin même si l’intervention a lieu l’après midi.

Ses avantages sont les suivants :

  • Meilleure prise en charge des suites immédiates et notamment de la douleur ;
  • Taux de satisfaction important chez les patients qui n’ont pas la sensation d’être « éjectés », comme certain le ressentent en cas d’hospitalisation ambulatoire.

Son inconvénient premier est un coût plus élevé, essentiellement en raison de la nécessité de disposer d‘une équipe soignante de nuit. C’est la raison essentielle qui motive les autorités sanitaires à privilégier l’hospitalisation ambulatoire autant que faire ce peut.

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