Dr Daniel Nérisson Dr Daniel Nérisson

Dr Nérisson - généralités

Sécurité sociale, mutuelle et honoraires

  • Les sociétés de secours mutuel des années 30 ont été les premières formes de protection sociale en France. Elles ont permis la médicalisation du territoire et progressivement un accès aux soins pour le plus grand nombre.
  • La création de la SS en 1945 n’est qu’un transfert de compétence vers une co-gestion paritaire syndicale du risque social à travers un organisme contrôlé par l’état et qui s’accompagne d’une relégation des mutuelles à un rôle « complémentaire ».
  • Au sein des organismes complémentaires, les mutuelles historiques (sociétés à but non lucratif) restent majoritaires mais voient leur part de marché diminuer au profit des sociétés d’assurances (entreprise privées dont les bénéfices sont redistribués aux actionnaires) et notamment la « bancassurance ».
  • La part complémentaires prise en charge par la SS (CMU-C et ACS) représente plus de 10 millions d’adhérents.
  • Les lois Touraine de 2016 ont entre autres instauré la souscription obligatoire à une complémentaire santé pour tous les salariés, un tiers payant généralisé (en suspens) et un Contrat d’Accès au Soin pour les praticiens libéraux. Il est aujourd’hui modifié et s’intitule OPTAM-CO pour la chirurgie.
  • Depuis 2017, on peut considérer que tous les assurés sociaux qui ont travaillé ou qui travaillent ont une complémentaire, mais des exceptions existent notamment parmi les libéraux et les retraités.
  • La tendance future, quelle que soit l’orientation politique des gouvernants à venir, sera un accroissement de la participation des organismes complémentaires de santé permettant un désengagement progressif de la Sécurité Sociale qui pourrait alors se consacrer pleinement aux grands objectifs nationaux au dépends des soins dit « de ville ».
  • Les organismes complémentaires financent près de 22% de la consommation de soins et de biens médicaux pour la médecine libérale et 5% de celle des hôpitaux publics. Cette participation financière minoritaire ne leur confère par conséquent aucune légitimité pour organiser un conventionnement sélectif avec le corps médical et encore moins contrôler son activité.
  • Les organismes complémentaires réalisent chaque année des bénéfices conséquents, enregistrant parfois des hausses de 25% d’une année à l’autre (ex 2009-2010). Les assurances privées sont les mieux loties.
  • Entre 2006 et 2010, les cotisations des complémentaires santé ont augmenté de plus de 20% alors que le revenu brut des ménages augmentait de 8%.
  • Les organismes complémentaires sont caractérisés par les traits suivants qui les éloignent de l’état d’esprit « mutualiste » des origines (solidarité-démocratie-transparence) :
    • Absence de transparence des coûts de gestion (aidé par certains gouvernants) ;
    • Dépenses dispendieuses, notamment train de vie ahurissant de certaines équipes dirigeantes ;
    • Organisation sur administrée (5 fois supérieures à ceux de l’assurance maladie / dénoncé par la Cour des Comptes en 2008), les assurés en viennent à subventionner des emplois surabondants ;
    • Relations douteuses entre le monde politique et le monde mutualiste, notamment en terme du maintien de l’opacité des comptes ;
    • Trésor de guerre colossal pour les mutuelles, bien au-delà du nécessaire légal en terme de provision et source considérable de revenus financiers.
  • Réévalués de manière dérisoire depuis 30 ans, les tarifs des actes remboursés par la Sécurité Sociale se sont progressivement éloigné des coûts réels de la pratique chirurgicale, impliquant la notion de complément d’honoraires.
  • Les tarifs chirurgicaux proposés par l’assurance maladie sont les plus bas enregistrés dans l’ensemble de l’espace Schengen.
  • « Laisser penser que les actes chirurgicaux peuvent se pratiquer à des prix bas sans conséquences sur la qualité est une supercherie » (F Bizard).

L'arrêt de travail et l'aptitude au travail

  • L’arrêt de travail est un acte de soin prescrit par le médecin soignant, travailler pendant son arrêt pose des problèmes juridiques et médicaux ;
  • Le médecin Conseil de la CPAM a le contrôle du versement des IJ, il en stoppe le versement à la fin de l’arrêt de travail qu’il peut fixer lui-même, sans l’avis du médecin prescripteur ;
  • La consolidation ne veut pas dire guérison complète, il faut donc prendre garde à ne pas contester cette décision à la légère ;
  • Seul le médecin du travail peut se prononcer quand l’aptitude à reprendre le travail dans l’entreprise antérieure ;
  • La contestation d’une décision du médecin conseil est un droit des assurés, elle peut cependant être jugée abusive et sanctionnée (réfléchir et se renseigner avant) ;
  • Les dossiers AT/MP ne sont jamais définitivement fermés mais la notion de rechute n’est pas automatiquement acceptée ;
  • Être en ALD ne donne droit aux transports gratuits que si ceux-ci sont en rapport avec le traitement de la situation reconnue ALD.

La consultation - Parcours avant opération

  • N’hésitez pas à venir en consultation même si on vous dit qu’il ne faut pas vous opérer : un chirurgien n’a jamais opéré un patient par surprise sur son bureau !
  • Un avis chirurgical qui vous dit que vous n’avez pas besoin être opéré est plus pertinent qu’un avis non-chirurgical qui vous dit la même chose (puisque de toute façon il n’opère pas…).
  • Recherche de la solution la plus adaptée à chaque cas: « il vaut mieux un patient non opéré satisfait qu’un patient bien opéré mais insatisfait »
  • La kinésithérapie est le traitement par le mouvement et doit constituer l’essentiel de la séance de travail. La participation manuelle du kinésithérapeute est indispensable, toujours supérieure à celle de machines qui ne sont que des appoints. Les autres traitements ne sont pas prioritaires.
  • La relation de collaboration directe et constructive (partenariat) avec le chirurgien prescripteur est le meilleur garant d’un résultat optimal.
  • Les examens complémentaires doivent être interprétés par ceux qui les réalisent mais surtout aussi par le chirurgien qui les a demandés. Se méfier des avis intempestifs émis par des spécialistes non concernés par la réalisation du traitement.
  • Un compte rendu d’examen qui porte la mention « examen normal » ne signifie pas que vous n’avez rien et encore moins que votre souffrance est imaginaire…
  • Radiographie et échographie sont les examens de « débrouillage » de l’épaule qui permettent d’établir en général le diagnostic et débuter un traitement.

L'hospitalisation et ses suites

le consentement d’opérer et le devis doivent absolument être signés

la fiche concernant la liste de vos traitement est essentielle et doit être présentée à l’anesthésiste lors de la consultation pré opératoire

le transport aller retour domicile – clinique est remboursé par l’assurance maladie mais pour des raisons de disponibilité de véhicules, privilégiez le transport par vos proches, une très longue attente est fréquente lors du départ de la clinique …

le trajet pour vous rendre à la réunion d’information pré-opératoire n’est jamais pris en charge

les trajets pour les contrôles post opératoires sont en pris en charge uniquement au titre des statuts  AT, MP et ALD

  • Réunion d’information essentielle se déroulant à le clinique Rhéna, en général le même jour que la consultation d’anesthésie pré-opératoire
  • L’équipe du programme RST se tient à votre disposition
  • Son but est de préparer le patient à son intervention de façon optimale

 

 

 

Diaporama RST J-10 téléchargeable

la décision de réaliser votre intervention au cours d’une hospitalisation complète ou ambulatoire est décidée par votre chirurgien en accord avec l’anesthésiste selon des critères médicaux, chirugicaux et personnels vous concernant. La nature de l’intervention elle-même n’est pas modifiée.

Gardez toujours votre pochette noire “RST“ avec vous, elle sera nécessaire au bloc opératoire

Il faut être à jeun et sans tabac 10h avant une anesthésie et et ne pas avoir bu de l’eau dans les 2h qui précèdent.

si votre perfusion locale continue à domicile est défaillante, ne paniquez pas, augmentez les antalgiques si vous avez mal, contactez l’infirmière référente ou le service 3B. N’allez pas aux urgences pour un simple dysfonctionnement.

  • Pour nous, en chirurgie de l’épaule, l’anesthésie générale est toujours recomandée;
  • L’anesthésie globale du membre supérieur dite “loco-régionale“ est également presque toujours réalisée, elle permet une lutte très efficace contre la douleur dans les 10 premières heures et facilite le geste chirurgical;
  • L‘anesthésie locale continue à domicile est une pratique propre à la clinique Rhéna et ne comporte que très peu de risques; grâce au port d’un réservoir autonome, elle est active pendant les 37 premières heures du retour à domicile .
  • La combinaison des trois types d’anesthésies ou « triple anesthésie » est un moyen très efficace de lutte contre la douleur
  • Les anti-inflammatoires ont une action directe sur le site opératoire mais sont souvent responsables de douleurs gastriques
  • Les antalgiques ont une action centrale (cérébrale) et sont d’autant plus efficaces s’ils sont pris à intervalle réguliers +++ ;
  • Il est nocif de chercher à supporter la douleur à tout prix !
  • En revanche, s’il n’y a pas de douleur après l’intervention, les antalgiques sont inutiles.
  • Le respect des consignes concernant les gestes, postures et la réalisation des exercices d’auto-rééducation sont des éléments fondamentaux d’une bonne maîtrise de la douleur
  • Votre participation au traitement et à l’évaluation de la douleur est essentielle
  • En suivant strictement notre protocole, nous observons que 90% des patients maîtrisent parfaitement leur douleur.

le respect de l’espace de sécurité lors de l’exécution de gestes de la vie courante est fondamental,

la décoaptation, le mouvement pendulaire et l’élévation du bras en position couchée sont presque toujours faisables immédiatement après l’intervention et peuvent être poursuivis en même temps que la kinésithérapie de ville

Informations sur les opérations effectuées

les déchirures et ruptures des tendons de la coiffe s’aggravent inexorablement dans le sens de l’épaisseur du tendon mais aussi vers les tendons voisins, mais…

…la vitesse d’aggravation demeure à ce jour impossible à préciser

le tendon de la coiffe des rotateurs le plus souvent malade est le supra-épineux

Tendinopathies de la coiffe des rotateurs

  • La tendinopathie de coiffe est une inflammation du tendon sans atteinte de sa structure, elle est en général accessible au traitement médical;
  • Les ruptures de tendons dites partielles correspondent à un amincissement et sont plus fréquemment opérés;
  • Les ruptures de tendons dites transfixiantes équivalent à une perforation complète et sont presque toujours à opérer;
  • Le tendon du long biceps a une fonction annexe, il peut être réparé mais aussi sectionné en cas de maladie;
  • L’acromioplastie est une abrasion osseuse protégeant les tendons, réparés ou non, elle est presque toujours effectuée;
  • La complexité des réparations effectuées peut varier considérablement et n’est pas toujours prévisible avant l’opération;
  • Les 3 complications principales des réparations de coiffe sont l’algodystrophie (hyper inflammation), la capsulite rétractile (hyper cicatrisation), la récidive de rupture de coiffe (qui n’est à ré opérer que dans 10% des cas).

Prothèse totale "anatomique" : pour l'omarthrose centrée

  • Reproduit exactement la forme de l’articulation ;
  • Offre une durée de vie longue ;
  • Permet une mobilité souvent normale ;
  • De plus en plus réalisable par voie mini-invasive avec sections tendineuses minimales et récupération rapide.

Prothèses totale "inversée" : pour l'omarthrose excentrée / destruction totale de la coiffe

  • Ne reproduisent pas la forme de l’articulation de l’épaule ;
  • Permettent de stopper les douleurs et de redonner une fonction minimale à des épaules ayant totalement perdu leur mobilité ;
  • Elles sont donc bien souvent la seule solution pour la préservation de l’autonomie de vie, de manière assez rapide;
  • Leurs performances peuvent être améliorées par des techniques de préservation ou de transferts tendineux.

Capsulite rétractile "primaires"

  • La capsule rétractile est de traitement long, essentiellement basé sur la rééducation pour retrouver la mobilité de l’épaule ;
  • Elle est rarement à opérer, si elle intervient après une intervention elle n’est jamais à opérer ;
  • Mal prise en charge, elle peut laisser des séquelles: raideur définitive de l’épaule, plus ou moins invalidante.
  • Sa prise en charge spécialisée est par conséquent impérative !

Disjonction Acromio-Claviculaire

  • Rencontrée fréquemment lors de chute en sport (vélo, judo…).
  • Les formes avec luxation complète (disjonction) gagnent à être opérées.
  • Immobilisation de 1 mois peu strict.

Luxations antérieures répétées de l'épaule - Butée et Bankart

Butée épaule :

  • Intervention très sûre avec un grand recul
  • Nécessite une ouverture réelle (même si assistée par arthroscopie)
  • Stabilité excellente et rapidement obtenue
  • Immobilisation courte (1 semaine)
  • Cicatrice parfois inesthétique

Intervention de Bankart :

  • Intervention très « anatomique »
  • Réalisable totalement en arthroscopie
  • Immobilisation plus longue (1 mois)
  • Cicatrices minuscules

Points communs Butée et Bankart :

  • Pas de sport avec armé du bras avant fin du 4e mois
  • Pas de traitement par rééducation des luxations antérieures récidivantes traumatiques
  • Le choix entre les deux interventions est affaire de spécialiste

Épaule des sportifs lanceurs : SLAP lésions

  • Rencontrée fréquemment chez les sportifs lanceurs responsable de chute de niveau sportif.
  • Très souvent non opérée.
  • Immobilisation de 1 mois.
  • Souvent associée à d’autres lésions de l’épaule.

Épicondylite latérale

  • Pathologie souvent difficile à traiter.
  • Aucun traitement miraculeux.
  • Mais intérêt des nouveaux traitements : injection PRP, coblation arthroscopique.
  • Facteur professionnel ou sportif, adaptation future souvent indispensable.
  • Arrêt de travail prolongé.
Secrétariat du Dr Daniel Nérisson
Accessible du lundi au vendredi de 7:30-12:00 et de 14:00-18:00 (17:00 vendredi).
Urgences épaule & coude
Prise en charge douleur aigüe de l'épaule avec ou sans traumatisme. URGENCES épaule ou coude : remplir le formulaire ci-dessous.
Service d'hospitalisation 3B Rhéna
Uniquement pour un problème post opératoire et si vous avez été hospitalisé dans ce service.
Alliance’Perf